Réduction des émissions de méthane : science et solutions innovantes


Une contribution à la COP21


  9 novembre 2015
  Conseil économique, social et environnemental - Paris, France
  Changement climatique


En amont de la COP 21, l’Institut Veolia a organisé, en partenariat avec l’Agence Française de Développement et la Fondation Prince Albert II de Monaco, une conférence internationale sur les solutions innovantes permettant de réduire les émissions de méthane. Et pour compléter cette conférence, deux side events ont eu lieu au Bourget lors de la COP 21. L’objectif ? Sensibiliser le plus grand nombre à l’importance pour le climat d’une action sur le méthane, en contribuant à une dynamique collective et globale. 


Le méthane, un second levier d'action pour réduire les gaz à effet de serre
Le méthane est le deuxième gaz à effet de serre contribuant au changement climatique. Il possède une courte durée de vie dans l'atmosphère, d'où un potentiel de réchauffement global (PRG) qui varie considérablement selon l'échelle temporelle choisie. Une meilleure prise en compte de ce gaz constituerait un second levier d'action pour réduire significativement les émissions des gaz à effet de serre, dans les pays du Nord comme du Sud.
 

Polluant à courte durée de vie : 12 ans

32 % des émissions globales de gaz à effet de serre

PRG* méthane = 84 x PRG CO2 sur une échelle de 20 ans.

* Pouvoir de Réchauffement Global


Une contribution à la COP 21
En réunissant les plus grands spécialistes, l’Institut Veolia et ses partenaires ont souhaité contribuer à la COP 21 avec un sujet moins considéré que les émissions de CO2.  Sans minimiser la nécessité de réduire celles-ci, cette conférence et les deux événements qui y sont associés (side event n° 1, à destination des décideurs et des négociateurs  et le side event n°2 , à destination des membres de la société civile) montrent que des solutions concrètes peuvent être mises en œuvre, à court terme, pour lutter contre le changement climatique. 

" La conférence bénéficie du soutien institutionnel du gouvernement français illustré par l'obtention du label officiel COP 21 ".

La science au service d’actions concrètes
Des scientifiques et des porteurs d’actions innovantes, experts internationaux reconnus, ont partagé leurs connaissances scientifiques sur le sujet. Ils ont examiné les options d'atténuation existantes dans les principaux secteurs émetteurs (agriculture, pétrole/gaz et déchets) et analysé les mécanismes économiques et financiers qui faciliteraient le déploiement de ces solutions, pour répondre au défi climatique. Des études de cas ont présenté les différentes solutions déjà étudiées.

" Cette approche globale a permis de partager des solutions concrètes pouvant être déployées à large échelle "


 
Intervenants
Jean BOGNER, Enseignante-chercheur, Université de l’Illinois à Chicago
Jean Bogner est enseignante-chercheur émérite dans le Département Terre et Sciences environnementales (EAES) de l'UIC (University of Illinois at Chicago). Elle a travaillé précédemment plus de 20 ans à l'ANL (Argonne National Laboratory) où elle a débuté, au milieu des années 1970, sur les premiers projets commerciaux de récupération et d'utilisation du gaz de décharge (LFG) pour le ministère de l'Energie américain et sur d'autres travaux de recherche fondamentale et appliquée sur les déchets (miniers, domestiques, dangereux, radioactifs).

Elle a travaillé sur des projets américains et internationaux à l'ANL, puis comme consultante chez Landfills +, Inc. (1997-2013) et à l'UIC où ses travaux se sont axés essentiellement sur des études de terrain et en laboratoire portant sur la génération, le transport et les émissions de CH4 de décharge et également sur la modélisation et la réduction des émissions. Récemment, ses travaux se sont concentrés sur le développement et la validation internationale sur le terrain d'un nouveau modèle scientifique d'inventaire des GES (CALMIM) pour les émissions de CH4 de décharge sur n'importe quel site dans le monde comprenant le transport et l'oxydation du CH4 induits par le climat.
Ses publications incluent des dizaines d'articles dans des revues, des contributions à de nombreux ouvrages et des rapports évalués par des pairs. En 2007, elle a été l'auteur principal chargée de la coordination du chapitre “Gestion des déchets” du 4ème rapport d'évaluation du Rapport du groupe de travail III [Atténuation du changement climatique] du Groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (GIEC), pour lequel elle a partagé le Prix Nobel de la Paix 2007 décerné à l'IPCC.

Elle a également été notamment lauréate de l'University of Illinois Distinguished Alumni Award (2009), du Lawrence Lecturer (2008) for the Solid Waste Association of North America (SWANA), et de l'Argonne Exceptional Achievement Award (1992). Elle a beaucoup travaillé avec des étudiants en doctorat américains et d'autres nationalités, et avec des comités internationaux affiliés à l'IGAC-IGBP et l'IEA. Elle est titulaire de plusieurs diplômes (BA, MS, et PhD) en géoscience avec une spécialisation en hydrogéologie et en gaz souterrains.
Jean-Paul DELEVOYE, Président, Conseil économique, social et environnemental (CESE)
Né le 22 janvier 1947, cet ancien directeur de sociétés agroalimentaires fut conseiller municipal de la commune d’Avesnes les Bapaume dès 1974. Conseiller général du Pas-de-Calais de 1980 à 2001, Jean-Paul Delevoye a été également Maire de Bapaume de 1982 à 2014 et Président de la Communauté de Communes de Bapaume de 1992 à 2014. Député du Pas-de-Calais de 1986 à 1988, il est en 1986 membre du comité directeur de l’Association des Maires de France (AMF), et Président de la commission des finances. Il fut également Président de l’AMF de 1992 à 2002.

Sénateur du Pas de Calais de 1992 à 2002, président du groupe des sénateurs-maires, il dirigea le rapport « Cohésion sociale et Territoire » pour le commissariat au plan en 1999. Il présida la mission sénatoriale d’information chargée de dresser le bilan de la décentralisation et de proposer les améliorations de nature à faciliter l’exercice des compétences locales en 1999-2000. Il conduisit également le groupe d’étude sur la responsabilité pénale des décideurs publics au ministère de la justice. En 1998, il participa à l’étude « Pour une approche globale du temps de l’enfant : l’expérimentation des rythmes scolaires ».
Ministre de la Fonction Publique, de la réforme de l’État et de l’aménagement du territoire de 2002 à 2004, il a notamment engagé la reforme de l’ENA et celle de la retraite des fonctionnaires. Jean-Paul Delevoye a également été Médiateur de la République d'avril 2004 au 31 mars  2011. Jean-Paul Delevoye a été élu Président du Conseil Economique Social et Environnemental le 16 Novembre 2010
Benjamin DESSUS, Président, Global Change

Benjamin Dessus, ingénieur des télécommunications et docteur en économie, a débuté sa carrière comme physicien aux laboratoires de Marcoussis. Il a ensuite rejoint les Etudes et Recherches d’EDF où il a en particulier construit la centrale solaire THEMIS. Il a été directeur de la recherche et de l’action technique de l’Agence Française de la maîtrise de l’énergie, puis en charge du programme Ecodev, « Technologies pour le développement durable » au CNRS, préside actuellement l’association Global Chance. Il a été membre du premier comité scientifique du Fonds pour l’environnement mondial et pendant 8 ans président du Conseil scientifique du Fonds français pour l’environnement mondial.
 
Il est auteur nombreux livres et articles sur l’énergie et sur la lutte contre les réchauffements climatique. Il est également auteur, avec Jean Michel Charpin, Commissaire au Plan et René Pellat, Haut Commissaire au CEA d’un rapport intitulé « Etude économique prospective de la filière électrique nucléaire » remis au premier ministre en juillet 2001.

  • Peut-on sauver notre planète sans changer nos modes de vie ? B. Dessus, S. David, Editions Prométhée 2010
  • En finir avec le nucléaire : pourquoi et comment, B. Dessus, B. Laponche, Editions du Seuil, Oct 2011
  • Déchiffrer l’énergie, Ed. Belin 2014
  • Reducing Methane Emissions: The Other Climate Change Challenge, B. Dessus B. Laponche, Working paper AFD 2008 DT 68
  • Les gaz de schiste : enjeux et questions pour le développement, Benjamin Dessus (Global Chance) Working paper AFD 2014 DT 142
Antoine FREROT, Président-directeur général, Veolia
Antoine Frérot est diplômé de l'École polytechnique (promotion 1977), ingénieur du corps des Ponts et Chaussées et docteur de l'École nationale des ponts et chaussées. Après avoir débuté sa carrière en 1981 comme ingénieur chercheur au Bureau central d'études pour l'Outre-Mer, il rejoint en 1983 le Centre d'études et de recherche de l'École nationale des ponts et chaussées comme chef de projet, puis en devient directeur adjoint de 1984 à 1988.

De 1988 à 1990, il occupe la fonction de responsable d'opérations financières au Crédit national. En 1990, Antoine Frérot rejoint la Compagnie Générale des Eaux comme chargé de mission. Il devient en 1995 directeur général de CGEA Transport. En 2000, il est nommé directeur général de CONNEX, division Transport de Vivendi Environnement, et membre du directoire de Vivendi Environnement.
 
En janvier 2003, Antoine Frérot est nommé directeur général de Veolia Eau, la division Eau de Veolia Environnement, et directeur général adjoint de Veolia Environnement. En novembre 2009, il est nommé directeur général et, en décembre 2010, président-directeur général de Veolia Environnement.
Josep FERNANDEZ, Directeur technique, Veolia Amérique latine et Péninsule ibérique
FORMATION2007 : Global Executive MBA, IESE (Institut d'Etudes Supérieures de Commerce) (Barcelone).
1981 : Ingénieur en génie civil, Université polytechnique de Catalogne (Barcelone).
 
PARCOURS PROFESSIONNEL
De 2011 à maintenant : Directeur technique Veolia Amérique latine et Péninsule ibérique, filiale de Veolia, leader mondial des entreprises du secteur de l'environnement et plus particulièrement de la gestion de l'eau et des eaux usées, des déchets et de l'énergie.
2008 - 2011 : PDG et membre du Comité directeur d'Interagua, concession municipale pour la gestion de l'eau et des eaux usées de Guayaquil (Equateur). 2 400 000 habitants
2003 - 2008 : Directeur de la Division Eau Amérique Latine du groupe Proactiva (50 % Veolia / 50 % FCC).
2000-2003 : PDG du contrat pour la maintenance des réseaux d'eau à Caracas (Venezuela).
1997 - 2000 : Directeur de “Aguas de Monagas” (Maturin, Venezuela). Contrat de gestion privée d'une compagnie des eaux publique vénézuelienne. Projet pilote de la Banque Mondiale.
1994 - 1997 : PDG de “Aigües de Lleida” (Lleida, Espagne). Concession municipale pour la gestion des eaux et des eaux usées, filiale de la société espagnole FCC.
1982 - 1993 : Technicien supérieur, fonctionnaire qualifié, mairie de Lleida (Espagne). Directeur des services municipaux pour l'eau et les eaux usées.
 
DIVERS
1985 - 1993 : Ingénieur consultant en environnement.
1988 - 1990 : Professeur d'université. Université de génie agronomique de Lleida.
1991 - 1994 : Fondateur des cours de Business Management de l'ESADE à Lleida.
Gaël GIRAUD, Chef économiste, Agence Française de Développement
Gaël Giraud est le Chef économiste de l’Agence Française de Développement. Ses travaux au CNRS, où il est directeur de recherches, portent sur les mesures alternatives du développement, la théorie de l'équilibre général, la théorie des jeux, la finance et les questions énergétiques. Au sein du programme CODEV (Essec), il a participé à de nombreuses enquêtes de terrain (Nigéria, Indonésie, Inde…) destinées à la construction d’un indicateur mesurant la qualité du tissu social, comme indice de la qualité du développement. Il est le coordinateur scientifique de l'équipe de recherche « Riskergy » sur le Risque Energétique et la dette souveraine et membre du Comité scientifique du « Laboratoire d'Excellence » consacré à la réglementation financière (LabEx ReFi). Il a fait partie du Comité des experts pour le débat national sur la Transition Energétique auprès du gouvernement français. Il préside la chaire « Energie et prospérité » à l'Institut Louis Bachelier. Il est également membre de l’ONG européenne Finance Watch et de la Fondation Nicolas Hulot.

Gaël Giraud est jésuite. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Paris, de l'ENSAE (Ecole Nationale de la Statistique et de l'Administration Economique) et ancien fellow du CORE (Center of Operational Research, Louvain-la-Neuve, Belgique), il a obtenu son doctorat au Laboratoire d'Econométrie de l'Ecole Polytechnique en 1998. En 2009, il a été nominé comme Meilleur jeune économiste français par Le Monde / Le Cercle des économistes.
Pierre Marc Johnson, Négociateur en chef du gouvernement du Québec dans le projet AECG
Ancien premier ministre du Québec, Me Pierre Marc Johnson, juriste et médecin, est reconnu pour son expertise dans les domaines du commerce international, des négociations et des partenariats internationaux ainsi que du droit de l’environnement, du droit de la santé et des politiques publiques.  Depuis 2009, il est le négociateur en chef du gouvernement du Québec dans le projet d'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (AECG), et a occupé ces mêmes fonctions dans le dossier du bois d’œuvre opposant le Canada et les États-Unis.

Me Johnson agit à titre d’avocat principal et conseiller stratégique lors de négociations commerciales pour des partenariats internationaux relatifs à l’investissement, aux nouvelles technologies de l’information, au secteur biomédical, au divertissement, et aux produits financiers. Il possède en outre une vaste expérience en négociations internationales auprès des Nations Unies en matière d’environnement et de développement. Me Johnson a été conseiller auprès de la Commission de coopération environnementale (CCE), organisation internationale créée par le Canada, le Mexique et les États-Unis aux termes de l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l’environnement (ANACDE). Il avait joué un rôle similaire en 2003 dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD).
Coauteur de The Environment and NAFTA — Understanding and Implementing the New Continental Law, publié par Island Press et de Beyond Trade, the Case for a Broadened International Governance Agenda, il est également l’initiateur de nombreux travaux et articles sur le commerce international, la mondialisation et l’environnement. Son expertise et son expérience l’amènent à être invité à conseiller ici comme à l’étranger des gouvernements et des institutions, à participer à des travaux de comités consultatifs et à prononcer des conférences sur les principes et effets de la mondialisation.
 
 
Il a siégé à titre d’administrateur ou de membre de comités aviseurs auprès d’une vingtaine d’importantes sociétés et il siège présentement au conseil d’administration de sociétés évoluant dans les secteurs biopharmaceutique, de la production cinématographique et minier. Me Johnson est docteur honoris causa de l’Université Claude Bernard Lyon I, en France, et membre de la Société royale du Canada, Grand Croix de l’Ordre de la Pléiade et grand officier de l’Ordre national du Québec. Il est également reconnu comme l’un des meilleurs avocats canadiens en matière d'arbitrage international aux fins des éditions 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016 du répertoire The Best Lawyers in Canada (Woodward / White).
Drew NELSON, Représentant du Oil and Gas Methane Partnership, Environmental Defense Fund
En tant que Directeur, Gaz naturel pour le Programme américain climat et énergie d'EDF, Drew Nelson axe ses travaux sur une meilleure compréhension de la quantité de méthane libérée lors de la production, du transport et de l'utilisation du gaz naturel.

Avant de rejoindre EDF, Drew Nelson a travaillé pour le ministère des Affaires étrangères américain sur les négociations climatiques internationales. Dans ce ministère, Drew Nelson était le principal négociateur sur diverses questions, notamment le déploiement de technologies propres, la réduction des émissions de la part de l'aviation internationale, et la définition de critères de durabilité internationaux pour les biocarburants.
 
Drew Nelson a également travaillé au bureau Air et Radiations de l'Agence de protection environnementale américaine (EPA).
 
Il est titulaire de masters en Etudes politiques et Etudes de l'Amérique Latine de l'Université du Texas, avec une spécialisation dans la politique environnementale.
Carolyn OPIO, Responsable de la politique de l'élevage, FAO
Mme Carolyn Opio est Responsable de la politique de l'Elevage dans le Département Production et Santé animales de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Elle est rattachée à la Branche Information, Analyse sectorielle et politiques en matière d'élevage du Département Production et Santé animales. Ses travaux portent essentiellement sur l'analyse des tendances dans le secteur de l'élevage et sur les conséquences des tendances mondiales actuelles sur le secteur ; le rôle de l'élevage dans la nutrition, l'évaluation des interactions entre l'élevage et l'environnement comme le changement climatique, avec un accent particulier sur la contribution du secteur aux émissions de GES. Au cours de ces dernières années, Carolyn Imede Opio a également activement participé à des analyses mondiales clés et à la rédaction de trois publications majeures sur le secteur de l'élevage : “L'ombre portée de l'élevage - Impacts environnementaux et options pour leur atténuation” (2006) ; “La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture 2009 : Le point sur l'élevage”, et “Livestock in a changing landscape: drivers, consequences and responses” (2010) et plus récemment “Tackling climate change through livestock: a global assessment of emissions and mitigation opportunities.” Carolyn Imede Opio pilote actuellement la mise en œuvre d'un projet créé par la Coalition sur le climat et l'air pur portant sur le méthane entérique, et participe à la mise en œuvre du projet Elevage et gestion du fumier. Elle coordonne également le Partenariat pour l'évaluation et la performance environnementale de l'élevage (LEAP) hébergé par la FAO et conduit par des parties prenantes du secteur de l'élevage.
John PARKIN, Directeur adjoint de la division Installations et Ingénierie, DSW
John est ingénieur diplômé (BSc en ingénierie civile et MSc) de l'Université de Kwa Zulu 

Il est ingénieur professionnel agréé.
 
John a débuté sa carrière chez Consultants. En 1979, il rejoint Durban Corporation où il travaille dans divers services - Structures, Construction, Habitat - avant d'intégrer la branche Assainissement en 1988, qui a changé plusieurs fois de nom depuis.
 
John a 27 ans d'expérience dans le secteur de la gestion des déchets. Ses principaux pôles de compétences sont l'enfouissement des déchets, les centres de transfert des déchets, la gestion de la flotte, la recherche et plus récemment les technologies MDP, d'extraction de gaz d'enfouissement et de traitement des déchets.
Dr RAMANATHAN, Prof. de sciences atmosphériques et du climat à l’Institut d’Océanographie Scripps
Dr Ramanathan a découvert l'effet de serre des chlorofluorocarbones en 1975. En 1980, il a prédit que le réchauffement climatique serait découvert en 2000. Il a conduit la campagne d'expériences Indoex dans l'Océan indien qui a permis de découvrir la diffusion des nuages bruns atmosphériques et l'immense effet de réchauffement du carbone noir. Il a réalisé des travaux fondamentaux sur les effets de serre atmosphériques du CO2, de la vapeur d'eau, du méthane, de l'ozone et des HFC et également sur les effets de rétroaction impliquant la glace de mer, les nuages tropicaux et les trajectoires de tempête.

A partir d'observations empiriques, il a montré que l'atténuation des polluants climatiques à courte durée de vie allait ralentir le réchauffement climatique de 50 % au cours des prochaines décennies. Suite à ces travaux, les Nations-Unies ont formé la Coalition pour le climat et l'air pur. Veerabhadran Ramanathan axe actuellement ses travaux sur la situation critique des 3 milliards de personnes les plus pauvres qui vont subir les conséquences les plus désastreuses de l'évolution climatique. Il a ainsi élaboré une nouvelle approche intitulée The Two Worlds Approach (L'approche des deux mondes) visant à permettre à ces 3 milliards de personnes d'avoir accès à une énergie propre et renouvelable. Un exemple est le Projet Surya qui vise à atténuer les émissions de carbone noir et autres émissions induisant le réchauffement climatique, générées par les cuisinières fonctionnant à la biomasse solide en Inde.

Il est actuellement membre du Conseil pour l'Académie des sciences pontificales du Pape François. A travers de nombreuses réunions et sommets, il a contribué, au nom du Pape François au Vatican, à l'émergence d'une Alliance entre la Science, la religion et la politique avec un potentiel d'effet transformateur sur les initiatives mondiales afin de ralentir l'évolution climatique.

Les Nations-Unies lui ont décerné le prix 2013 Champion of Earth for Science and Innovation et il a été désigné 2014 Global Thinker par les Affaires étrangères américaines. Il a été élu à la National Academy of Science, à la Royal Swedish Academy of Sciences, à l'American Philosophical society et a reçu de nombreuses autres distinctions.
Thomas STOCKER, Prof. de physique climatique et env. à l’Institut de physique, Univ. de Bern
Thomas Stocker est né à Zürich. En 1987, il obtient un doctorat en Sciences naturelles de l'Ecole polytechnique fédérale (ETH) de Zürich. Il occupe différents postes de recherche à l'University College London, la McGill University (Montréal), la Columbia University (New York) et l'University of Hawaï (Honolulu). Depuis 1993, il est professeur de physique du climat et de l'environnement à l'Université de Berne. Ses travaux portent sur l'élaboration de modèles climatiques de complexité intermédiaire, la modélisation des changements climatiques passés et futurs, en particulier les changements climatiques soudains et leurs effets sur les océans, et sur la reconstitution des concentrations de gaz à effet de serre à l'aide de carottes de glace prélevées au Groenland et en Antarctique. Ces travaux ont aboutit aux enregistrements de concentrations de CO2 et de CH4 les plus élevées depuis 800 000 ans.

Thomas Stocker a rédigé ou corédigé plus de 200 articles publiés dans des revues à comité de lecture et axés sur la dynamique climatique et la modélisation et la reconstitution du paléoclimat. Après plus de 10 ans de service au sein du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) de l'ONU, il a été élu co-président du groupe de travail I du GIEC en 2008. Le rapport d'évaluation détaillée Changements climatiques 2013 : les éléments scientifiques a été approuvé par les gouvernements le 27 septembre 2013. Thomas Stocker a été nommé docteur honoris causa de l'Université de Versailles en 2006 et a reçu la médaille Hans Oeschger de l'Union européenne des Géosciences en 2009. En 2012, il a été élu membre de l'Union américaine de géophysique et fait partie des membres étrangers de l'Accademia Nazionale dei Lincei
Reiner WASSMANN, expert du changement climatique à l'IRRI
Reiner Wassman est expert du changement climatique à l'IRRI, chargé de coordonner le programme de recherche de l'IRRI sur le riz et le changement climatique, responsable de l'Unité Climat. Il est également le contact entre l'IRRI et la CCAFS (Climate Change, Agriculture and Food Security). Reiner travaille en étroite collaboration avec de nombreux acteurs impliqués dans l'atténuation et l'adaptation en Asie du Sud-Est, à savoir des organisations internationales comme la Global Research Alliance on Agricultural Greenhouse Gases, des décideurs politiques à différents niveaux, des agences de développement, etc. Ses domaines d'expertise sont variés : émissions de gaz à effet de serre ; le cycle du carbone et de l'azote ; l'évaluation des conséquences du changement climatique ; l'adaptation aux contraintes induites par le climat ; et la gestion des sols et de l'eau.

En 2010, Reiner était Expert intégré à l'IRRI (créé par le GTZ, et le Center for International Migration and Development). Auparavant, de 1991 à 2009, il avait été envoyé en détachement prolongé en tant que scientifique recruté sur le plan international à l'IRRI (pendant 12 ans environ). De 1987 à 2009, il était membre du personnel scientifique à l'Institut Fraunhofer pour la recherche environnementale atmosphérique, à Garmisch-Partenkirchen et à l'Institut de météorologie et de recherche sur le climat de l'Institut de technologie de Karlsruhe (à côté de Garmisch-Partenkirchen).
Jean-Alexandre BARIL, Journaliste Rédacteur en Chef et Présentateur sur iTÉLÉ
Journaliste français et diplômé de l’Université Panthéon ASSAS, Jean-Alexandre Baril est actuellement Journaliste Rédacteur en Chef et Présentateur à la rédaction de la chaîne d'Information en continu iTÉLÉ (future CNEWS) et Conseiller en communication et média training chez TADDEO, ESJ PRO et JABC Communication / Conseil & Média training.

C’est cependant à la radio que Jean-Alexandre Baril fait ses premières armes dans le journalisme d’information. En 1997, il intègre RTL en tant que journaliste reporter. En 1998, une année après ses débuts sur RTL, il rejoint France 3 Rhône Alpes Auvergne, puis en 2000, iTELE, la chaîne d’information en continu nouvellement créée par le groupe Canal+. Après 5 années d’expérience au sein de iTELE, Jean-Alexandre Baril souhaite élargir ses compétences et participe en novembre 2005 à la création de BFMTV, 1ère chaîne française d’informations en continu, où il restera 8 ans en tant que présentateur de tranche et chef des informations.
Tanguy de Bienassis, Analyste financier dans l’Unité climat et financement du carbone
Tanguy de Bienassis est analyste financier à la Banque mondiale, où il travaille sur les mechanismes innovants de financement climatiques, tels que le Pilot Auction Facility for Methane and Climate Change Mitigation et la Carbon Initiative for development.
                                                   
Avant de rejoindre la Banque mondiale en 2012, Tanguy de Bienassis a travaillé en banque d’investissement et en conseil. Tanguy est diplômé du groupe ESSEC.
Helena Molin Valdés, chef du secréteriat, CCAC
Responsable expérimentée du système des Nations Unies, Helena Molin Valdés dirige depuis 2013 le Secrétariat de la Coalition pour le climat et l’air pur (CCAC) visant à réduire les polluants de courte durée de vie ayant un effet sur le climat, hébergé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement à Paris. Elle a fait partie de l’équipe dirigeante du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes et est impliquée depuis de nombreuses années dans le développement durable, l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ce changement, et dans la réduction des risques de catastrophes. Elle a largement contribué à rendre incontournable le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR) dans le domaine de la gestion globale des risques de catastrophes et a lancé la campagne mondiale Resilient Cities (Villes résilientes) en 2012. Helena est co-auteur de nombreux articles, documents, revues et rapports internationaux sur le développement local, le développement durable, la réduction des risques de catastrophes et la résilience. Plus tôt dans sa carrière, elle a travaillé dans une ONG suédoise en collaboration avec des centres de recherche sur l’amélioration de la production des briques dans les fours traditionnels en Amérique Centrale et sur l’amélioration des cuisinières pour réduire la pollution de l’air intérieur et augmenter le rendement énergétique. Helena Molin Valdés est diplômée en architecture de l’Université de Lund en Suède. Son sujet de thèse portait sur la planification et la mise en oeuvre du développement.
 
  
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